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Bienfaits du traitement à la testostérone : les données probantes en chiffres

Sources
Essais cliniques publiés, méta-analyses et lignes directrices de pratique. Chaque chiffre de cette page renvoie à l’étude d’où il provient, avec sa date. *
Publié par
TRTCanada.ca.
Publication
13 septembre 2026
Dernière révision
13 septembre 2026
Données probantes vérifiées
13 septembre 2026
Traduction
Traduit de l’anglais. En cas d’écart, la version anglaise fait foi.
Lunettes de lecture posées sur une pile de papiers sur un bureau.

Les bienfaits du traitement à la testostérone sont mesurables chez les hommes dont le faible taux de testostérone est confirmé. La méta-analyse de données individuelles de participants TestES, publiée dans Lancet Healthy Longevity en 2023, a observé une différence moyenne de 5,52 (IC à 95 % : 3,95 à 7,10) du score total IIEF-15. La fonction sexuelle, la masse maigre, la force, la densité osseuse et l’anémie s’améliorent toutes. Les fractures et la vitalité, non.

Points clés

À qui les bienfaits du traitement à la testostérone s’appliquent-ils?

Tout ce qui figure dans cette page s’applique aux hommes dont le faible taux de testostérone est confirmé, qui présentent des symptômes et chez qui d’autres causes ont été envisagées. Cela ne s’applique pas aux hommes dont le taux de testostérone est normal. Les analyses nécessaires dans votre cas relèvent de la décision de votre médecin ou de votre infirmière praticienne ou infirmier praticien.

Cette limite est inscrite dans les règles, et pas seulement dans la recherche. La monographie de produit de Santé Canada pour l’undécanoate de testostérone oral, autorisée le 12 décembre 2025, exige que le déficit soit confirmé par deux dosages biochimiques validés et distincts de la testostérone du matin, et précise que le produit ne doit pas être utilisé pour des symptômes non spécifiques si le déficit n’a pas été démontré.

Les lignes directrices de l’Association européenne d’urologie (EAU), édition 2026, recommandent fortement un seuil de testostérone totale de 12 nmol/L (3,5 ng/mL) pour l’hypogonadisme d’apparition tardive, mesuré à jeun entre 7 h et 10 h et confirmé à deux occasions distinctes. La méta-analyse d’Isidori publiée en 2005 dans Clinical Endocrinology, portant sur 17 essais et 656 sujets, a observé un bienfait sous 12 nmol/L et aucun effet chez les hommes eugonadiques. Consultez notre page sur la façon dont le faible taux de testostérone est diagnostiqué au Canada.

Quel est l’effet du traitement à la testostérone sur la fonction sexuelle?

La fonction sexuelle est le domaine où le bienfait est le plus constant, et trois grandes analyses s’accordent sur ce point. La méta-analyse de Corona publiée en 2017 dans European Urology a regroupé 14 essais contrôlés contre placebo réunissant 2 298 participants, d’un âge moyen de 60,2 ans et suivis en moyenne pendant 40,1 semaines, et a observé une différence moyenne de 2,31 (IC à 95 % : 1,41 à 3,22) par rapport au placebo pour le domaine de la fonction érectile de l’IIEF, p inférieur à 0,0001. L’amélioration était de 1,47 (IC à 95 % : 0,90 à 2,03) chez les hommes sous 12 nmol/L et de 2,95 (IC à 95 % : 1,86 à 4,03) chez les hommes sous 8 nmol/L, et les auteurs précisent que l’effet était plus faible chez les hommes atteints de diabète et d’obésité.

Les données individuelles des participants

L’analyse TestES de Hudson publiée en 2023 dans Lancet Healthy Longevity représente le niveau de preuve le plus élevé disponible ici : elle porte sur 35 études et 5 601 participants, dont 17 essais ont fourni des données brutes individuelles sur 3 431 hommes d’un âge médian de 67 ans. La différence moyenne du score total IIEF-15 était de 5,52 (IC à 95 % : 3,95 à 7,10) et celle du sous-score de fonction érectile, de 2,14 (IC à 95 % : 1,40 à 2,89), ce qui atteint la différence minimale cliniquement importante pour la dysfonction érectile légère. Le bienfait ne dépendait pas de l’âge, de l’obésité, du diabète ni du taux de testostérone initial.

Le plus récent grand essai

Le rapport de Pencina publié en 2024 dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism portait sur une étude randomisée imbriquée dans TRAVERSE : 1 161 hommes ayant une faible libido. L’activité sexuelle s’est améliorée davantage que sous placebo, avec une différence entre les groupes de 0,49 acte par jour (IC à 95 % : 0,19 à 0,79) à 6 mois et de 0,47 (IC à 95 % : 0,11 à 0,83) à 12 mois, maintenue à 24 mois. La fonction érectile ne s’est pas améliorée dans cette sous-étude, et c’est pourquoi les données probantes sur la fonction érectile reposent sur Corona 2017 et Hudson 2023. Les détails figurent dans notre page sur la testostérone et la fonction érectile.

Quelle masse maigre et quelle force le traitement à la testostérone ajoute-t-il?

La masse maigre et la force augmentent de façon mesurable, et l’ampleur du changement dépend du mode d’administration du médicament. La méta-analyse de Skinner publiée en 2018 dans le Journal of Cachexia, Sarcopenia and Muscle a regroupé 31 essais randomisés pour la masse non grasse et 17 pour la force. La masse non grasse a augmenté avec une taille d’effet de 1,20 (IC à 95 % : 0,91 à 1,49), la force corporelle totale de 0,90 (IC à 95 % : 0,67 à 1,14), la force des membres inférieurs de 0,77 (IC à 95 % : 0,45 à 1,08) et la force des membres supérieurs de 1,13 (IC à 95 % : 0,78 à 1,47), toutes avec p inférieur à 0,001.

Le mode d’administration a fait une différence. L’administration intramusculaire a entraîné une augmentation de 5,7 % de la masse non grasse et des augmentations de 10 % à 13 % de la force corporelle totale, tandis que l’administration transdermique a entraîné une augmentation de 1,7 % de la masse non grasse et aucun changement de la force des membres inférieurs par rapport au placebo (taille d’effet de 0,26; p = 0,26).

La méta-analyse de Corona publiée en 2015 dans l’European Journal of Endocrinology, portant sur 59 essais contrôlés randomisés avec 3 029 hommes traités et 2 049 témoins, a observé une diminution de la masse grasse et une augmentation de la masse maigre, mais aucun changement significatif du poids corporel, du tour de taille ni de l’indice de masse corporelle. Un changement de composition corporelle et une perte de poids ne sont pas la même chose.

Est-ce que cela se traduit par une meilleure capacité de marche?

En partie. Le rapport des T-Trials de Snyder publié en 2016 dans le New England Journal of Medicine, portant sur 790 hommes âgés de 65 ans et plus ayant une testostérone sérique inférieure à 275 ng/dL et traités pendant un an, a observé que la proportion d’hommes ayant augmenté d’au moins 50 m leur distance de marche en 6 minutes ne différait pas de façon significative au sein même de l’essai sur la fonction physique (Physical Function Trial), mais différait lorsque les hommes des trois essais étaient inclus : 20,5 % sous testostérone contre 12,6 % sous placebo (P = 0,003).

Le traitement à la testostérone modifie-t-il la glycémie?

Il le peut, dans une population précise et en association avec d’autres mesures. L’essai T4DM, publié par Wittert dans Lancet Diabetes and Endocrinology en 2021, a randomisé 1 007 hommes âgés de 50 à 74 ans, tous inscrits à un programme de modification des habitudes de vie. À deux ans, une glycémie à deux heures de 11,1 mmol/L ou plus à l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale est survenue chez 87 hommes sur 413 (21 %) sous placebo contre 55 sur 443 (12 %) sous testostérone, soit un risque relatif de 0,59 (IC à 95 % : 0,43 à 0,80; p = 0,0007).

Deux mises en garde accompagnent ce résultat. Les participants avaient été choisis parmi des hommes sans hypogonadisme pathologique, et un hématocrite supérieur à 54 % est survenu chez 106 hommes sur 491 (22 %) sous testostérone contre 6 sur 484 (1 %) sous placebo, ce que les auteurs décrivent comme pouvant limiter le traitement. Consultez notre page sur la testostérone, la glycémie et la santé métabolique.

Qu’arrive-t-il à la densité osseuse pendant un traitement à la testostérone?

La densité osseuse et la résistance osseuse estimée augmentent, et cela a été mesuré avec précision. L’essai osseux de Snyder publié en 2017 dans JAMA Internal Medicine, qui faisait partie des T-Trials, était une étude à double insu contrôlée contre placebo menée chez 211 hommes d’un âge moyen de 72,3 ans pendant 12 mois, à l’aide de la tomodensitométrie quantitative.

La densité minérale osseuse volumétrique trabéculaire du rachis a augmenté de 7,5 % sous testostérone contre 0,8 % sous placebo, soit un effet du traitement de 6,8 % (IC à 95 % : 4,8 à 8,7; p inférieur à 0,001). La résistance osseuse trabéculaire estimée du rachis a augmenté de 10,8 % contre 2,4 %, soit un effet du traitement de 8,5 % (IC à 95 % : 6,0 à 10,9; p inférieur à 0,001). Les auteurs ont indiqué qu’un essai plus vaste serait nécessaire pour savoir si cela signifie moins de fractures. Ce n’était pas le cas.

Le traitement à la testostérone peut-il corriger l’anémie?

Oui, et c’est l’un des résultats les plus durables parmi les bienfaits observés. Le rapport de Pencina publié en 2023 dans JAMA Network Open, une étude randomisée imbriquée dans TRAVERSE portant sur 5 204 hommes, dont 815 étaient anémiques, a observé une correction de l’anémie chez une plus grande proportion d’hommes traités à chaque moment de mesure : 41,0 % contre 27,5 % à 6 mois, 45,0 % contre 33,9 % à 12 mois, 42,8 % contre 30,9 % à 24 mois, 43,5 % contre 33,2 % à 36 mois et 44,6 % contre 39,2 % à 48 mois (p = 0,002). Le résumé rapporte des proportions plutôt qu’une estimation unique de l’effet assortie d’un intervalle de confiance.

L’analyse de Roy publiée en 2017 dans JAMA Internal Medicine, portant sur 788 hommes âgés de 65 ans et plus, dont 62 avaient une anémie inexpliquée, a observé une hausse de l’hémoglobine de 1,0 g/dL ou plus chez 54 % des hommes sous testostérone contre 15 % sous placebo (rapport de cotes ajusté de 31,5; IC à 95 % : 3,7 à 277,8; p = 0,002). Cet intervalle est large parce que le sous-groupe est petit. Six hommes qui n’étaient pas anémiques au départ ont atteint une hémoglobine supérieure à 17,5 g/dL, et c’est pourquoi la formule sanguine est vérifiée, comme l’explique notre page sur le suivi du traitement à la testostérone au Canada.

Le traitement à la testostérone améliore-t-il la qualité de vie?

Une évaluation des technologies de la santé financée par un gouvernement a conclu que oui. La synthèse des données probantes TestES de Cruickshank et Brazzelli, publiée dans Health Technology Assessment en 2024, portait sur 35 essais et 5 601 participants randomisés. Selon les termes mêmes des auteurs, le traitement de remplacement de la testostérone « a amélioré la qualité de vie et la fonction sexuelle dans presque tous les sous-groupes de patients » et « améliore la fonction sexuelle et la qualité de vie sans effets indésirables sur la pression artérielle, les lipides sériques ou les marqueurs glycémiques ».

Le même rapport a observé des événements cardiovasculaires ou vasculaires cérébraux chez 120 hommes sur 1 601 (7,5 %) sous testostérone contre 110 sur 1 519 (7,2 %) sous placebo, rapport de cotes de 1,07 (IC à 95 % : 0,81 à 1,42; p = 0,62), avec trop peu de décès pour évaluer la mortalité.

Tableau récapitulatif des principaux résultats

Essai ou analysePopulationRésultatSource
Corona 201714 essais contrôlés randomisés, 2 298 hommesDifférence de 2,31 pour la fonction érectile de l’IIEF (IC à 95 % : 1,41 à 3,22)European Urology, 2017
Hudson 2023 (TestES)35 études, 5 601 hommesDifférence de 5,52 du score total IIEF-15 (IC à 95 % : 3,95 à 7,10)Lancet Healthy Longevity, 2023
Pencina 2024 (TRAVERSE)1 161 hommes ayant une faible libidoActivité sexuelle : 0,49 acte par jour (IC à 95 % : 0,19 à 0,79) à 6 moisJ Clin Endocrinol Metab, 2024
Skinner 201831 essais contrôlés randomisés, masse non grasseTaille d’effet de 1,20 (IC à 95 % : 0,91 à 1,49)J Cachexia Sarcopenia Muscle, 2018
Wittert 2021 (T4DM)1 007 hommes âgés de 50 à 74 ansRisque relatif de 0,59 (IC à 95 % : 0,43 à 0,80) à 2 ansLancet Diabetes Endocrinol, 2021
Snyder 2017 (T-Trials)211 hommes, 12 moisEffet de 6,8 % sur la densité minérale osseuse volumétrique trabéculaire du rachis (IC à 95 % : 4,8 à 8,7)JAMA Intern Med, 2017
Pencina 2023 (TRAVERSE)5 204 hommes, dont 815 anémiquesAnémie corrigée chez 44,6 % contre 39,2 % à 48 moisJAMA Netw Open, 2023
Cruickshank 2024 (TestES)35 essais, 5 601 participants randomisésQualité de vie et fonction sexuelle améliorées dans presque tous les sous-groupesHealth Technol Assess, 2024

Ce que les données probantes ne montrent pas

Quatre résultats vont à l’encontre du portrait des bienfaits, et chacun est assorti de chiffres.

Les fractures n’ont pas diminué. Le rapport de Snyder publié en 2024 dans le New England Journal of Medicine, portant sur 5 204 hommes suivis pendant une durée médiane de 3,19 ans, a observé une fracture clinique chez 91 hommes (3,50 %) sous testostérone contre 64 (2,46 %) sous placebo, rapport de risques de 1,43 (IC à 95 % : 1,04 à 1,97). La densité osseuse s’améliore, mais le plus grand essai n’a pas montré moins de fractures, et la prévention des fractures n’est pas une raison de commencer.

La prévention du diabète n’a pas été reproduite. Le rapport de Bhasin publié en 2024 dans JAMA Internal Medicine portait sur 1 175 hommes atteints de prédiabète et 3 880 hommes atteints de diabète au sein de TRAVERSE. La progression vers le diabète n’a pas différé entre les groupes, et les auteurs affirment que la testostérone seule ne doit pas être utilisée pour prévenir ou traiter le diabète. T4DM a montré un effet préventif chez des hommes choisis pour une intolérance au glucose et inscrits à un programme de modification des habitudes de vie; TRAVERSE, dans une population différente, ne l’a pas montré.

La vitalité n’a pas changé dans les T-Trials. Le rapport de Snyder publié en 2016 dans le New England Journal of Medicine, portant sur 790 hommes âgés de 65 ans et plus ayant une testostérone sérique inférieure à 275 ng/dL, n’a observé aucun bienfait significatif sur la vitalité mesurée par l’échelle FACIT-Fatigue, même si les hommes sous testostérone ont signalé une humeur légèrement meilleure et des symptômes dépressifs moins graves. Le même programme a augmenté de façon significative l’activité sexuelle, le désir sexuel et la fonction érectile. Les auteurs précisent que le nombre de participants était trop faible pour tirer des conclusions sur les risques du traitement.

Les données probantes sur la dépression sont contradictoires. La méta-analyse de Walther publiée en 2019 dans JAMA Psychiatry, portant sur 27 essais randomisés contrôlés contre placebo et 1 890 hommes, a observé une légère réduction des symptômes dépressifs par rapport au placebo, g de Hedges de 0,21 (IC à 95 % : 0,10 à 0,32), rapport de cotes de réponse de 2,30 (IC à 95 % : 1,30 à 4,06), avec une forte hétérogénéité. L’analyse TestES de Hudson publiée en 2023 n’a observé aucune amélioration significative selon l’inventaire de dépression de Beck. Les deux résultats tiennent, et ils divergent. Consultez notre page sur la testostérone, l’énergie et l’humeur.

Foire aux questions

Le traitement à la testostérone aide-t-il les hommes dont le taux de testostérone est normal?

Non. Les essais résumés ici ont recruté des hommes dont le faible taux de testostérone était confirmé, et la méta-analyse d’Isidori publiée en 2005 dans Clinical Endocrinology n’a rapporté aucun effet chez les hommes eugonadiques. La monographie de produit de Santé Canada pour l’undécanoate de testostérone oral, autorisée le 12 décembre 2025, précise que le produit ne doit pas être utilisé pour traiter des symptômes non spécifiques évoquant un hypogonadisme si le déficit n’a pas été démontré. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Quelle est l’ampleur du bienfait sur la fonction érectile?

La méta-analyse de Corona publiée en 2017 dans European Urology a observé une différence moyenne de 2,31 (IC à 95 % : 1,41 à 3,22) pour le domaine de la fonction érectile de l’IIEF dans 14 essais contrôlés contre placebo réunissant 2 298 hommes. L’analyse TestES de Hudson publiée en 2023 a observé une différence de 2,14 (IC à 95 % : 1,40 à 2,89) du sous-score de fonction érectile, ce qui atteint la différence minimale cliniquement importante pour la dysfonction érectile légère.

Le mode d’administration change-t-il le résultat?

Pour les résultats musculaires, oui. La méta-analyse de Skinner publiée en 2018 dans le Journal of Cachexia, Sarcopenia and Muscle a rapporté une augmentation de 5,7 % de la masse non grasse et des augmentations de 10 % à 13 % de la force corporelle totale avec l’administration intramusculaire, contre une augmentation de 1,7 % de la masse non grasse avec l’administration transdermique. Le traitement transdermique n’a entraîné aucun changement de la force des membres inférieurs par rapport au placebo (taille d’effet de 0,26; p = 0,26).

Le traitement à la testostérone me fera-t-il perdre du poids?

Les données des essais randomisés ne le confirment pas. La méta-analyse de Corona publiée en 2015 dans l’European Journal of Endocrinology, portant sur 59 essais randomisés, a observé une diminution de la masse grasse et une augmentation de la masse maigre, mais aucun changement significatif du poids corporel, du tour de taille ni de l’indice de masse corporelle. La composition corporelle et le poids corporel sont des mesures différentes, et seule la première a changé de façon constante dans les essais randomisés.

Le traitement à la testostérone prévient-il les fractures?

Non. Le rapport de Snyder publié en 2024 dans le New England Journal of Medicine, portant sur 5 204 hommes suivis pendant une durée médiane de 3,19 ans, a observé des fractures cliniques chez 91 hommes (3,50 %) sous testostérone contre 64 (2,46 %) sous placebo, rapport de risques de 1,43 (IC à 95 % : 1,04 à 1,97). La densité osseuse, mesurée par tomodensitométrie quantitative, s’améliore, mais une réduction des fractures n’a pas été démontrée.

Quelle est la donnée probante isolée la plus solide dans ce domaine?

Pour les bienfaits, la méta-analyse de données individuelles de participants TestES publiée par Hudson dans Lancet Healthy Longevity en 2023, parce qu’elle a utilisé des données brutes individuelles provenant de 17 essais et de 3 431 hommes plutôt que des statistiques sommaires regroupées. Pour la sécurité, l’essai TRAVERSE publié par Lincoff dans le New England Journal of Medicine en juin 2023, présenté dans notre page sur l’essai TRAVERSE.

Références

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  19. European Association of Urology. Guidelines on Sexual and Reproductive Health, chapitre sur l’hypogonadisme masculin, édition 2026, mise à jour limitée en mars 2026. https://uroweb.org/guidelines/sexual-and-reproductive-health/chapter/male-hypogonadism

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